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Un éleveur vaut bien un vétérinaire, non ?

Vétérinaire et client

Veronica Hanley – Veterinary Economics – 03/02/2017 Nous savons que les clients écoutent souvent religieusement les recommandations de l’éleveur chez qui ils ont adopté leur animal et ce parfois plus que les conseils de leur vétérinaire. Voici comment leur faire ouvrir les yeux sur cette situation. Il est vrai qu’un grand nombre de clients, ayant adopté leurs chiots ou leurs chatons chez un éleveur réputé, estiment qu’ils ont autant de connaissances que les vétérinaires. Non seulement ils suivent aveuglément les recommandations des éleveurs en vaccinant à tel moment ou en stérilisant à tel âge mais ils suivent également avec application d’autres conseils étranges qui font bondir les vétérinaires : ne pas vermifuger, ne pas stériliser, ne pas traiter contre les puces et les tiques et bien d’autres recommandations qui feraient perdre son diplôme à un vétérinaire.

Effectivement, c'est étrange

A chaque fois qu’un vétérinaire ou une ASV se trouve dans cette situation bizarre qui consiste à contredire un éleveur, plutôt que de hausser les épaules devant le client, il est plus pertinent d’aider le client à être mieux informé. En d’autres mots, faire en sorte que le client puisse interroger l’éleveur. Par exemple, Madame Smith vient en consultation avec son chiot Bouvier Bernois en indiquant que l’éleveur lui a spécifiquement demandé de ne pas donner de vermifuge.

Vous grimacez intérieurement mais que pourriez-vous dire ?

Au lieu de dénigrer l’avis de l’éleveur (et ainsi critiquer le client qui envisage de suivre cet avis), demandez aux propriétaires de vous fournir les études et statistiques médicales qui permettent de justifier ce point de vue qui vous parait étonnant. Il y a des chances qu’ils souhaitent pouvoir vous répondre et ainsi retournent vers l’éleveur pour lui poser des questions.

Renversez les responsabilités

Bien entendu, il ne s’agit pas de dire que tous les éleveurs donnent des conseils dangereux ou qu’ils sont totalement incompétents en médecine vétérinaire. De nombreux éleveurs suivent les recommandations vaccinales officielles et les consignes en matière de stérilisation ou de prévention antiparasitaire. Mais pour ceux qui donnent de mauvais conseils, vous devez leur renvoyer la responsabilité de la preuve de leurs recommandations. Après tout, les clients ont payé pour acheter leur compagnon et donc ils méritent d’avoir des conseils validés de la part de leur éleveur. Gérer la relation entre le propriétaire et l’éleveur ne doit pas être une façon de décréter qui a le plus d’expériences ou de diplômes. Cela doit surtout être une occasion de laisser le client faire ses propres recherches et prendre des décisions en toute connaissance de cause à propos de leur nouveau compagnon.

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