Bonjour Laure, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis ASV depuis 13 ans, responsable d’équipe ASV dans une structure canin/felin/nac ouverte 24h/24. Dynamique et polyvalente mes collègues m’appellent « l’hyperactive », toujours présente sur tous les fronts pour aider les collègues.
Peux-tu nous parler de ton parcours : comment es-tu devenue ASV ?
Je suis petite-fille d’agriculteur et, très jeune, je voulais devenir vétérinaire. Cependant, mes professeurs m’ont plutôt orientée vers la reprise de la ferme familiale. J’ai donc suivi un bac élevage, puis un BTS comptabilité-gestion agricole.
Consciente du contexte économique de l’exploitation, j’ai poursuivi avec un BTS technico-commercial et j’ai travaillé deux ans dans la vente.
Mais le contact avec les animaux me manquait énormément. C’est ce qui m’a poussée à me réorienter vers le métier d’ASV. J’ai effectué mon apprentissage avec Apform dans une clinique mixte, une expérience très formatrice.
Depuis quatre ans maintenant, je suis ASV responsable d’une structure pour laquelle j’ai eu la chance de participer à la conception et au lancement. Aujourd’hui, je me spécialise en NAC, en parallèle de mes missions de responsable d’équipe.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier d’ASV ? Et qu’est-ce qui te semble le plus difficile ?
Ce qui me plaît le plus dans le métier d’ASV, c’est qu’il existe une multitude d’aspects valorisants, sinon, nous ne le ferions pas ! Ce que j’apprécie particulièrement, c’est la satisfaction de travailler en binôme avec les vétérinaires et l’équipe pour remettre sur pattes un animal qui a passé plusieurs jours en hospitalisation.
Quand on s’est vraiment battu pour lui, qu’on a vécu chaque étape de son amélioration, et qu’au final on le voit repartir chez lui sur ses quatre pattes, c’est une immense récompense.
Le plus difficile, pour moi, c’est de réussir à couper en rentrant à la maison. Trouver l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle demande un vrai effort. Il faut apprendre à ne pas ramener avec soi les frustrations de la journée, qu’il s’agisse d’un client compliqué, d’une situation émotionnellement lourde ou parfois de tensions au sein de l’équipe. Même quand on s’entend très bien, comme dans une famille, les conflits peuvent exister.
As-tu des conseils ou des techniques te permettant « d’évacuer » l’émotion de la journée à partager aux autres ASV ?
C’est une très bonne question ! Et si certains ASV ont de bons « tips », je suis toujours preneuse.
De mon côté, j’essaie vraiment de m’imposer une activité après le travail pour couper mentalement et physiquement du rythme métro–boulot–dodo. Sortir mon chien, aller courir ou simplement voir des amis : ce sont de petites choses, mais qui m’aident beaucoup. Ça fonctionne particulièrement bien en été.
En hiver, c’est plus difficile : on finit souvent tard, il fait nuit noire, la fatigue est là… Les journées de travail sont longues et les journées de soleil très courtes. Malgré tout, j’ai la chance d’habiter dans le Sud-Ouest. Alors dès que le week-end s’y prête, je pars en randonnée dans nos belles montagnes. C’est l’occasion parfaite pour m’aérer l’esprit, faire un peu de cardio et observer la faune des Pyrénées avec l’objectif d’apercevoir le plus d’isards possible et de les regarder interagir dans leur milieu naturel, sans les déranger.
Souhaites-tu nous partager un souvenir marquant de ta carrière d’ASV ?
J’ai deux souvenirs marquants qui ont vraiment façonné ma vision du métier.
Le premier remonte à mes débuts, lors de ma toute première urgence : un chien de chasse polytraumatisé, avec notamment une plaie thoracique. C’était intense, l’adrénaline était au maximum… mais ce moment m’a profondément marquée parce que j’ai découvert de quoi j’étais capable. Malgré mon manque d’expérience, j’ai su être réactive et réellement utile au vétérinaire. Contribuer à la prise en charge de cet animal dans une situation aussi critique a été un déclic : je me suis sentie à ma place.
Le second souvenir est plus humain. Il concerne mon départ de la clinique mixte où j’avais fait mon apprentissage. Mes collègues m’avaient énormément gâtée, mais ce qui m’a le plus touchée, ce sont les petits mots qu’ils avaient écrits. Des messages sincères, soulignant des qualités et des valeurs qui me semblaient simplement “normales”, mais qui, pour eux, faisaient vraiment la différence. Je les garde toujours précieusement. Dans les moments de doute, il m’arrive de les relire pour me rappeler que je suis quelqu’un de valeur, qui apporte du positif autour de soi.
Si tu devais présenter le Club ASV en quelques mots pour donner l’envie à tes collègues de nous rejoindre, que leur dirais-tu ?
Le Club ASV, c’est bien plus qu’une simple organisation, c’est une véritable communauté. Rejoindre le Club permet d’accéder à une multitude de ressources de formation, adaptées spécifiquement à notre métier. De plus, des concours sont régulièrement organisés, ce qui m’a permis, par exemple, de participer au congrès de l’AFVAC 2025 : une expérience incroyable, enrichissante et un réel privilège. Ce n’est pas juste la formation qui est intéressante, c’est aussi l’équipe du Club : humaine, bienveillante et toujours là pour nous soutenir.
Les ASV sont souvent sous-représentés dans la profession, et avoir un contenu créé sur mesure pour nous, c’est un vrai atout. Cela nous permet de nous former, d’échanger et de nous sentir plus valorisés dans notre rôle.
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Racontez-nous votre parcours ! Le Club ASV vous propose de prendre la parole pour témoigner devant les autres ASV du Club.





