Bonjour Aude, comment es-tu devenue ASV, quel a été ton parcours ?
Bonjour, j’ai un parcours un peu atypique… Je suis passionnée par le monde animal et le milieu vétérinaire depuis toute petite. Dès mes 13 ans, j’ai passé une grande partie de mes vacances scolaires dans la clinique vétérinaire la plus proche de chez moi. Après un échec au concours vétérinaire, j’ai suivi une formation d’ingénieur agricole, travaillé dans une association pour la santé des animaux de rente, monté mon élevage de chiens… pour revenir dans les cliniques vétérinaires depuis plus de 15 ans maintenant !
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier d’ASV et au contraire, qu’est-ce qui te paraît le plus difficile ?
Comme beaucoup, j’adore la polyvalence. Dans une même journée on va pouvoir réconforter et soigner un animal hospitalisé, gérer une chirurgie, répondre au téléphone, accueillir les clients et parfois les réconforter, bricoler quelque chose qui ne fonctionne plus ou encore gérer des stocks. Dans le métier d’ASV, aucune journée ne se ressemble.
Le plus difficile à mon sens est le manque de reconnaissance de notre métier, que ce soit de la part des propriétaires comme des vétérinaires. Également, les comportements inappropriés de certaines personnes qui nous prennent pour des défouloirs et étrangement changent de comportement lorsque le vétérinaire arrive.
Comment fais-tu de la prévention autour de la protection antiparasitaire auprès des propriétaires d’animaux de compagnie au comptoir de ta clinique vétérinaire ?
J’essaie de m’adapter au propriétaire en face de moi. S’il y a des enfants je vais insister sur le risque zoonotique, idem si ce sont des personnes fragiles (personnes âgées, femmes enceintes…). Pour les multi possesseurs, je vais plus insister sur les risques de transmission entre animaux et le fait que cela puisse être compliqué et onéreux de mettre en place des traitements curatifs. Enfin, concernant les personnes très proches de leur animal, j’insiste plus sur les risques de transmission de maladies par les parasites.
Je profite de chaque visite vaccinale pour faire un point sur les différents traitements de nos patients et faire une petite « piqûre de rappel » pour les parasites.
Quels moyens utilises-tu pour améliorer l’observance ?
Je propose les rappels SMS et j’incite les propriétaires à coupler les antiparasitaires externes et internes pour limiter le risque d’oubli de l’un ou de l’autre. Si les propriétaires d’animaux préfèrent une trace écrite, je donne un petit calendrier.
Je refais un point à chaque visite vaccinale afin de voir si les traitements sont bien réalisés et éventuellement voir les points de blocage.
As-tu un souvenir à nous partager d’un cas d’un animal en clinique vétérinaire qui n’aurait pas été correctement protégé et des répercussions associées ?
Un chasseur avec plusieurs chiens était étonné du décès brutal de deux de ses chiens. Il nous a amené les deux chiens qui lui restaient et je crois que je n’ai jamais vu autant de puces et de tiques sur un animal. Les chiens étaient tellement anémiés qu’ils n’étaient plus capables de marcher. Ils ont réussi à s’en sortir mais c’était juste.
Quelles sont tes bonnes résolutions liées à ton super métier d’ASV en ce début d’année ?
Continuer encore et toujours à faire de mon mieux pour prendre soin de nos patients et de leurs propriétaires et continuer à me former pour être toujours plus performante.
Merci Aude !
GP- FR-NON-260200003